La vie de la fédé

Le succès de la galette

De la "compassion", de la "vie", de "l'espoir"... Le Pen à Paris

Près de 750 personnes se pressaient dimanche 16 janvier Espace Grenelle dans le XVème pour la traditionnelle Galette des Rois de la fédération de Paris qui recevait cette année Jean-Marie Le Pen. Outre Martial Bild, "puissance invitante", Martine Lehideux, conseillère régionale d'Ile de France, vice présidente du FN et Farid Smahi étaient présents, les autres élus et responsables franciliens étant sur le terrain dans le cadre de la campagne frontiste, du double "Non"


Un motif d'espoir

Précédant l'allocution du président du FN, Martine Lehideux a évoqué les neufs premiers mois de l'action des élus patriotes en Île-de-France et Martial Bild s'est attaché à retracer l'actualité politique et internationale de l'année écoulée, évoquant notamment la victoire de G.W. Bush à la présidentielle américaine.

Un succès obtenu seul contre la plupart des médias et des faiseurs d'opinion et que le responsable frontiste a analysé comme "un motif d'espoir" pour la droite nationale, laquelle se bat pareillement contre la quasi-totalité de l'établissement et du quatrième pouvoir.

De l'élan compassionnel à la loi Veil...

Revenant notamment sur la catastrophe qui a frappé l'Asie le 26 décembre, le Secrétaire départemental du FN à Paris a noté que "la compassion" qui s'est manifestée à cette occasion, bien compréhensible, ne devait pas masquer la misère dans laquelle vivent un trop grand nombre de.nos compatriotes.

Cet élan compassionnel nous rappelle aussi "le principe que toute vie est unique au monde", a-t-il ajouté, occasion de dresser un parallèle avec la "célébration" le 15 janvier des trente ans de la Loi Veil sur l'IVG, laquelle n'a apporté que "désillusion et échec".

Car "le nombre des avortements en France, 200000 par an, est plus important qu'en 1975 alors que les moyens contraceptifs, féminins ou masculins, sont plus accessibles qu'auparavant et que les préventions morales sont tombées".

"Notre effort doit être tourné vers l'avenir"

Lors de son intervention, Jean-Marie Le Pen a particulièrement insisté sur l'enjeu déterminant du référendum sur la Constitution européenne. Un "Oui" à celle-ci signerait en effet la mort de la souveraineté politique de la France, le chef de file des nationaux soulignant la lourde responsabilité devant l'Histoire de ceux qui s'arrogent le droit exorbitant de faire disparaître le cadre national. Ces derniers se rendent coupables de trahison, consciemment ou non.

Et c'est d'ailleurs parce que le Front National s'oppose de toutes ses forces à ce suicide qu'il est poursuivi par la hargne de ses adversaires. Comme l'illustre une nouvelle fois l'incroyable emballement médiatique, les mensonges distillés par la presse aux ordres consécutivement à l'entretien accordé par le président du FN à l'hebdomadaire Rivarol.

C'est pourquoi, rétablissant ses propos dans leur juste vérité, Jean-Marie Le Pen a affirmé qu'il ne se sentait "absolument pas coupable" de la teneur de ceux-ci. Et répondant aux esprits mal intentionnés qui ont suggéré l'idée qu'il avait voulu à travers cet entretien faire un coup médiatique, il a précisé que "depuis l'élection européenne, le FN n'était plus invité nulle part, mais si j'avais voulu faire un scandale, j'aurais essayé de le faire par un autre truchement que "Rivarol".

Certes, a-t-il encore ajouté, "ceux qui ont vingt, trente ans considèrent que notre effort doit être tourné vers l'avenir, c'est vrai, c'est là l'essentiel. Mais on ne peut pas tirer un rideau sur le passé".